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Blocage du middle kick : pourquoi tu ne te casses pas l’avant-bras (quand tu le fais bien)

Dans toutes les salles de Kick Boxing et de Muay Thai, tu entendras un jour ou l'autre cette phrase : “Bloque jamais un middle kick avec les deux bras, tu vas te péter l'avant-bras.” Et pour appuyer le propos, on te ressort le combat de Jérôme Le Banner contre Ernesto Hoost, où Le Banner s'est cassé l'avant-bras sur un coup de pied.

Sauf que cette critique est un raccourci. Quand tu regardes les vrais combats de Muay Thai, même les puristes bloquent à deux bras dans plein de situations. Pourquoi ? Parce qu'on n'a pas toujours le temps de lever la jambe, parce que ça dépend de ton style de combat, et parce que bien exécuté, ce blocage tient parfaitement.

Cet article t'explique pourquoi le blocage du middle kick à deux bras est défendable, comment bien l'exécuter, et surtout pourquoi c'est probablement le blocage qui te donnera les meilleurs contres. Si tu veux la version filmée avec les démonstrations, regarde la vidéo complète ici.

Les deux écoles de blocage du middle kick

Il y a deux grandes manières de bloquer un middle kick, et chacune correspond à une culture de combat.

L'école Muay Thai privilégie le blocage avec la jambe. Quand un middle arrive, tu lèves le genou du côté de l'impact, idéalement en avançant légèrement pour absorber. La logique est défendable : tu fermes la cible (les côtes, le foie), tu transformes le tibia en mur, et tu prépares ta propre frappe.

L'école Kick Boxing, plus précisément la branche hollandaise, privilégie le blocage à deux bras. Tu places ton bras du côté de l'impact comme une assurance, et tu fais venir l'autre bras pour absorber l'essentiel du choc en pivotant les épaules.

En théorie, les deux fonctionnent. En pratique, les choses sont moins tranchées qu'on ne le dit. Même les boxeurs Muay Thai professionnels finissent régulièrement par bloquer à deux bras quand le coup arrive trop vite, quand ils sont à l'intérieur d'un enchaînement, ou quand leur appui ne leur permet pas de lever la jambe. Ce que les critiques présentent comme “la mauvaise solution” est en réalité un réflexe que tout le monde utilise.

Pourquoi on dit que ce blocage casse l'avant-bras (et pourquoi c'est un raccourci)

L'argument-massue, c'est toujours Le Banner. On te dit que si tu bloques comme ça, tu finiras comme lui, l'avant-bras pulvérisé.

Sauf que ce qui s'est passé contre Hoost, ce n'est pas une démonstration que le blocage à deux bras est mauvais. C'est une démonstration que mal exécuté, en retard, sur un coup d'une puissance hors normes, n'importe quel blocage peut craquer. Le Banner n'a pas eu le temps de placer correctement sa structure de blocage. Il a pris le kick avec un seul bras, mal aligné, sans rotation des épaules. C'est ça qui a cassé, pas le principe du blocage.

Le vrai problème, dans la grande majorité des cas où des pratiquants se font mal, ce n'est pas la technique elle-même. C'est l'exécution. Beaucoup de pratiquants prennent le coup avec un seul bras tendu, sans engager le reste du corps. Forcément, l'avant-bras encaisse 100 % de la force, sans amortissement. Tu peux te faire mal comme ça avec n'importe quel blocage.

Quand tu sais comment placer la structure correctement, le blocage à deux bras tient. Pas dans 70 % des cas, dans la quasi-totalité.

Comment bien exécuter le blocage à deux bras

Voici les trois éléments qui font qu'un blocage à deux bras tient vraiment.

L'assurance vie : le bras du même côté que l'attaque. Ce bras est ta sécurité. Il protège ton visage et ton corps au cas où tu te ferais surprendre. Tu le places haut, paume tournée vers l'extérieur, coude bien serré contre les côtes. Si tu rates ton blocage principal, c'est lui qui te sauve.

La main opposée fait 70 % du job. C'est le point que personne n'explique. Si tu te contentes de coller ton bras à l'impact sans engager l'autre, tu vas effectivement prendre cher. La main opposée vient croiser, elle apporte la masse et la résistance qui transforment ton blocage en mur. Sans elle, tu n'as qu'un avant-bras qui encaisse seul.

La rotation des épaules. Au moment de l'impact, tu pivotes les épaules pour te retrouver quasiment face au coup. Cette rotation a deux effets : elle te rend solide structurellement (tu n'es plus de profil, tu absorbes mieux), et elle recule ton épaule arrière, ce qui te place idéalement pour ton propre contre.

C'est l'addition de ces trois éléments qui rend le blocage à deux bras efficace. Ne fais qu'un sur trois, et tu vas effectivement morfler.

Les trois avantages que les critiques oublient

Quand on défend le blocage à une jambe, on parle de protection. C'est légitime, ce blocage protège bien. Mais on oublie systématiquement trois avantages du blocage à deux bras.

Premièrement, la protection est plus complète. Tu protèges en même temps ton visage (via l'assurance vie haute) et tes côtes (via la main qui croise). Avec un blocage à une jambe, ta tête est seule, gardée uniquement par ta posture. Si l'adversaire enchaîne un coup haut, tu es plus vulnérable.

Deuxièmement, le blocage prépare ton contre. C'est probablement l'argument le plus fort, et c'est celui qui change tout. Quand tu finis ton blocage à deux bras, ton épaule arrière a reculé du fait de la rotation, ton poids du corps est sur ta jambe arrière, tes bras sont placés en position de frappe. Tu es prêt à riposter dans la seconde.

Pendant ce temps-là, ton adversaire est sur une seule jambe, son pied de frappe n'est pas encore revenu au sol, il est en position de faiblesse. C'est exactement le moment où tu veux contrer. Avec un blocage à une jambe, tu absorbes bien, mais tu rates cette fenêtre. Tu défends sans préparer ta réponse.

Concrètement, deux types de contres viennent naturellement après ce blocage. Le contre en deux temps, où tu enchaînes un point puis un coup de pied (en ouvrant la distance avec ta jambe arrière). Et le contre en trois temps, deux poings puis une jambe avant, où tu peux ajuster ta distance avec un switch si besoin.

Troisièmement, c'est compatible avec plus de styles de combat. Le blocage à une jambe demande des appuis stables, une posture relativement fixe. Si tu pratiques un style mobile, beaucoup de feintes, de déplacements latéraux, du ping-pong à la Kick Boxing, tu seras rarement en position pour lever la jambe à temps. Le blocage à deux bras fonctionne quelle que soit ta position de départ.

Le piège des enchaînements

Voici un détail que personne ne mentionne dans le débat théorique, et qui change tout en pratique.

La plupart des middles que tu vas prendre en sparring ou en combat n'arrivent pas isolés. Ils arrivent en fin d'enchaînement. Ton adversaire t'a envoyé un combo de poings, tu te défends, tu encaisses peut-être un peu, et c'est à ce moment qu'il termine sur un middle.

Dans cette situation, tu n'as pas le temps de lever la jambe. Tu n'as pas la position. Tu n'as peut-être même pas la lucidité. Le middle arrive, tu réagis avec ce que ton corps a sous la main, c'est-à-dire tes bras qui sont déjà en garde haute. Si tu n'as pas travaillé le blocage à deux bras, tu vas le faire mal et tu vas effectivement morfler.

Si tu l'as travaillé, ton corps trouve la structure correcte automatiquement. C'est ça que les puristes Muay Thai oublient quand ils critiquent : dans la réalité du combat, on n'a pas toujours le choix de la technique. On a celle qu'on a entraînée.

Le danger des saisies en Muay Thai

Un dernier argument souvent ignoré : en Muay Thai, où les saisies sont autorisées, le middle est le coup le plus facile à attraper. Si tu lèves la jambe pour bloquer et que ton adversaire saisit ta jambe levée, tu te retrouves en grande difficulté.

Beaucoup de boxeurs Muay Thai professionnels en sont conscients et adaptent leur défense en conséquence : ils vont alterner entre blocages à une jambe et blocages à deux bras selon le contexte. Encore une fois, la pratique réelle est plus nuancée que la critique théorique.

Comment choisir entre les deux blocages

La vraie question, ce n'est pas “lequel est le meilleur dans l'absolu”. C'est “lequel correspond à toi”.

Si tu es posé sur tes appuis, que tu attends ton opportunité, que tu avances calmement, le blocage à une jambe est pertinent. Tu as la stabilité pour l'exécuter, tu as le temps de te positionner.

Si tu es mobile, que tu travailles beaucoup en feintes, que


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