Comment utiliser le Wing Chun en Boxe Anglaise – GREGGOT & Rikaans

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Transcript de la vidéo (pour ceux qui aiment lire)

Je suis accompagné aujourd’hui de Chinoir de la chaîne Rikaans. Dans cette vidéo, nous allons nous demander comment incorporer des concepts du Wing Chun en Boxe Anglaise.

Un concept du Wing Chun que l’on peut utiliser en boxe : le principe de simultanéité dans le contre. Pour l’illustrer on va voir ça avec le Jab. Souvent en boxe, on va bloquer et remiser de manière répétée. Ce genre de mouvement est souvent en deux temps. En Wing Chun, au contraire, on préférera les contres en un seul temps. Comment incorporer ce mouvement en Boxe Anglaise ?

Par exemple, si mon adversaire me lance un Jab, au lieu d’esquiver puis de remiser dans un deuxième temps, je vais directement frapper au moment où j’ai détecté son attaque, de manière simultanée. Ce contre va permettre de couper l’assaillant dans son élan, son enchaînement, car il se fait contrer dès sa première action.

Je peux aussi décider de me protéger, mais au lieu de bloquer simplement du poing, je vais faire un pas latéral et remiser dans le même temps. De la même manière, je peux essayer d’arriver avec avant lui. Il s’agit d’un exercice qu’on pratique souvent en Wing Chun : Lorsqu’on est face à face et que mon adversaire part en jab, je vais essayer de bloquer et remiser rapidement pour asséner mon coup en premier. Cela permet notamment de travailler son temps de réaction, mais aussi sa vitesse d’exécution. C’est un concept que l’on peut appliquer de beaucoup de manières différentes, mais qui est surtout intéressant à mettre en place, sans le faire systématiquement bien sûr car on n’est pas toujours bien placé et parfois la situation ne s’y prête pas, lorsqu’on cherche à se mettre à distance d’un adversaire agressif. Cela peut-être un bon moyen de l’interrompre directement dans son élan et de l’empêcher de placer ses enchaînements.

Une chose qui se fait naturellement dans les arts martiaux mais qui existe finalement très peu dans les systèmes de sports de combat similaires à la Boxe Anglaise, c’est le travail des deux gardes. En Wing Chun, on va toujours travailler la gauche et la droite, ce qui permet d’ouvrir d’autres possibilités. On a la garde croisée, lorsque notre jambe avant fait face à la jambe arrière, et la garde miroir ou garde parallèle, lorsque la jambe avant fait face à la jambe avant de l’adversaire. La plupart du temps, quand on est en garde croisée et qu’il y a une action, je n’ai pas toujours la possibilité de me déporter sur le côté de ma jambe arrière. J’ai donc souvent à faire face à ses deux bras en même temps. Si je me mets volontairement dans l’autre garde, cela va d’une part déstabiliser mon adversaire, car en Boxe Anglaise on a moins l’habitude de rencontrer des gauchers, mais cela va aussi me permettre de me déporter sur l’extérieur et de ne plus être dans son axe au niveau des deux poings. Cela réduira considérablement les possibilités de mon adversaire.

Plutôt que d’espérer ne pas se faire contrer pendant ses attaques et de travailler sur sur son placement, sa vitesse de réaction, son timing, etc, un concept que l’on apprécie en Wing Chun est de mettre des contrôles. Par exemple, si je veux attaquer, au lieu de faire simplement un jab, je vais mettre ma main sur la garde de mon adversaire pour éviter qu’il ne me contre dans l’intervalle durant lequel je me rapproche. Il pourrait le faire avec un jab, un uppercut, un crochet, etc, si je veux prendre l’initiative je cours toujours le risque de me faire contrer. En boxe, on a souvent l’habitude d’utiliser son jab pour préparer ses enchaînements mais dans ce cas présent on va poser sa main sur la garde de l’adversaire pour, par exemple, venir sur l’extérieur. On retrouve donc le principe de la garde miroir pour s’éloigner de son bras fort et dans le même temps je lui retire la possibilité de me contrer. Arrivé à l’extérieur, je peux ensuite travailler au corps, remonter à la tête… Je peux aussi continuer à partir vers l’extérieur. C’est donc un travail tout en explosivité en mobilité. Par exemple, en situation de combat, je veux rentrer au contact, je pose la main sur sa garde et je m’approche puis je me déporte vers l’extérieur en gardant ma main sur lui. Lomachenko en Boxe Anglaise pouvait faire des mouvements similaires puisqu’il est gaucher. Quand il arrivait à prendre l’extérieur, il poussait un peu sur le coude ou mettait la main sur le gant de son adversaire pour se décaler et l’empêcher de se tourner vers lui. On voit peu de boxeurs effectuer ce genre de geste, et pourtant on le retrouve quasiment tout le temps en Wing Chun.

Je peux aussi, sur un jab, reprendre à la fois le principe de contre simultané et de la garde miroir où je me décale. Quand il m’attaque, au lieu de contrer ou esquiver puis remiser, je vais tout de suite rentrer en laissant ma main en contrôle sur le bras de l’adversaire. Si je ne le faisais pas, il pourrait toujours m’envoyer un crochet du même bras, un direct du bras arrière, etc, c’est pourquoi je préfère garder un bras sur lui. A l’extérieur, tout en me protégeant, je peux ensuite le frapper, partir ou continuer à tourner.

On va voir d’autres exemples, en droitier-droitier ou en gaucher-gaucher. Une première possibilité : alors que mon adversaire est en garde, je vais prendre l’initiative en chassant cette dernière de mon bras pour frapper du même. C’est utile si je n’ai pas d’ouverture par exemple. Je chasse puis je reprends le contact avec une légère pression vers le bas afin de me créer juste assez d’espace pour passer. Je n’ai pas besoin d’aller trop loin, d’ailleurs je risque de me faire contrer par un crochet. Il faut effectuer un petit mouvement. Ce geste est utile sur quelqu’un qui a une garde un peu fluide, qui travaille son relâchement et non un adversaire complètement bloqué. S’il sert fort sa garde, cela n’aura pas d’effet la plupart du temps. De plus, il faut toujours faire attention car on a toujours une prise de risque par rapport au bras opposé.

Un autre principe applicable du Wing Chun est le concept des “mains collantes”, du Chi Sao, où le principal est de garder le contact pour mieux sentir les éventuels contres de son adversaire. En abaissant la garde de ce dernier, le fait d’avoir laissé sa main au contact va nous permettre de mieux anticiper les mouvements de son adversaire que si on avait simplement donner un coup sur sa garde. Si je laisse mon bras, au moment de chasser le sien je peux garder le contact et accompagner son bras pour me protéger en fin de mouvement. Au lieu d’être surpris par son contre, sans même le vouloir je vais d’une part anticiper son mouvement mais aussi le gêner un peu. En effet, lorsque je suis rentré, en poussant son bras il aura plus de mal à le faire passer que si je frappe sa garde et que je retire immédiatement ma main. Plus je réduis la distance entre son bras et son corps, moins il aura de facilité pour se dégager.

Sur une phase de corps-à-corps, on voit souvent les boxeurs collés l’un à l’autre avec la garde levé ou le bras en bas. A ce stade, on n’a pas toujours une protection efficace car elle repose surtout sur notre capacité à se protéger grâce à l’épaule ou à esquiver. Si on veut reprendre des concepts de Wing Chun dans ce genre de situations, on va essayer d’avoir un double contrôle. Plus on près, plus le danger est grand, plus on va chercher à avoir le contrôle sur son adversaire. Si de loin on peut s’en sortir avec un seul contrôle, quand on se retrouve très près on va plutôt en privilégier deux. Au corps-à-corps, je vais donc lever mon bras avant, comme un Bong Sao en Wing Chun, pour empêcher mon adversaire de frapper. Si je ne le faisais pas, il pourrait facilement passer pour frapper, travailler au corps, etc, car il a encore une certaine liberté. De la même façon si je suis collé à lui garde levée, il pourra faire ce qu’il veut de son bras avant. C’est donc à moi de fermer ma garde. Si j’arrive à placer mon bras avant en Bong Sao et l’autre en Pak Sao, je vais pouvoir essayer de rabaisser ce dernier pour travailler en uppercut, effectuer ce que l’on appelle un Larp Sao pour chasser le bras en  rentrant le coude pour ensuite frapper à la tête, revenir de l’autre côté, etc. Lorsque je me retrouve au corps-à-corps, je vais donc chercher à contrôler les deux bras, coudes levés et en poussant de mes mains sur lui.

Une chose importante que je voulais rappeler est qu’il ne s’agit pas d’un affrontement de style. On cherche plutôt comment apporter du Wing Chun, qui n’est pas fait pour la compétition, des concepts que l’on sera bien sûr obligés d’adapter, de modifier. Il ne faut pas oublier que c’est le pratiquant qui va faire l’efficacité et la réussite d’une technique, plus que le style lui même. Les gens aiment bien les affrontements de style : Quel est le style le plus fort ? etc. On oublie souvent que le plus important c’est le pratiquant. Quelqu’un de très bon en Boxe Anglaise aurait très bien pu être tout autant efficace au Karaté par exemple. Il faut toujours remettre les choses dans leur contexte, c’est à dire des techniques efficaces oui, mais dans quel contexte ? En opposant le Wing Chun et la boxe, par exemple. Si je fais du Wing Chun dans les règles de la boxe, je suis sûr de me faire détruire si je n’adapte pas un minimum mes techniques. A l’inverse, dans des règles de MMA, si l’un des combattants ne pratique que de la boxe et l’autre du Wing Chun, adapté, par exemple, avec un jeu de jambes, les techniques de coude, de genoux, les saisies, etc, ce dernier aura plus de chances de prendre l’avantage. Encore une fois, il s’agit d’une question de personne. C’est important de ne pas l’oublier. Comme je pratique moi-même plusieurs styles, on me laisse souvent des messages du type “Quel est le meilleur style”, ce à quoi je réponds toujours “Cela dépend”. En effet cela dépend du contexte et surtout de la personne.

J’espère que cette vidéo t’a plu, si c’est le cas pense à nous le dire en cliquant sur j’aime, laisser un commentaire et bien sûr partager sur les réseaux sociaux !

Je te recommande vivement d’aller voir la chaîne de Rikaans qui fait un super boulot, il y a plein de tutos, d’interviews, de vidéos de motivation et c’est pourquoi il faut absolument les voir et s’abonner à sa chaîne.

Et comme je dis toujours : “celui qui croit savoir n’apprends plus” alors garde l’esprit ouvert !

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